Get Well Soon Proves He’s Still Doing Well With Minus the Magic

May 21, 2026

Konstantin Gropper revient dans un format rock et rond où s’exprime une âme d’esthète à l’énergie contenue.

Konstantin Gropper est, sans aucun doute, un esthète. Présenté à ses débuts (Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon, 2008) comme un Neil Hannon allemand improbable—à la fois par son choix de dissimuler son projet solo derrière un faux groupe fantasmé et par son côté théâtral, mélodramatique et amusé—, le petit maître pop semble toujours dresser un décor avant d’y faire jaillir ses nouvelles chansons.

Pour ce Minus the Magic, il s’agissait de capter l’essence d’un enregistrement live en formation rock, et d’illustrer la bascule vers l’âge mûr en se retournant vers ses anciennes amours électriques – de Nirvana au post-punk, en passant par Teenage Fanclub.

Mais derrière la simplification de la formule (exit, par exemple, les chœurs morriconiens), la patte reste : passée une ouverture composée des singles efficaces mais un peu génériques 4:3 Days et OK, l’album déploie en son cœur un quintette de merveilles où une belle énergie rentrée est pointée directement vers les étoiles – ainsi ce There’s Waldo qui aurait pu figurer sur Humain trop humain (2015) de San Carol, autre faux groupe qui réinventait son adolescence.

Là où Car Seat Headrest a récemment réinvesti des territoires similaires avec une morgue ninetys (The Scholars, 2025) et une construction opératique, Get Well Soon se pare d’une scintillance plus eighties (l’exaltante The Pope Washed My Feet in Prison) et d’une écriture psychanalytico-poétique qui se réclame autant de Burroughs que de Jung. Le tout avant de retrouver, annonce Gropper, les arrangements luxuriants sur un autre album à venir en fin d’année. Esthète un jour…

Minus the Magic (Scarlet Beast Records/Virgin Records/Universal). Released since May 22.

  • cafeyn

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