A modern-day Laurel and Hardy of punk, Josh Law and Ben Sadler display a mischievous rapport that draws a crowd hungry for amusement. Their second album, “Massive Champion,” is released this August 14 via Breakfast Records.
Massive Champion, tout est dans le titre. Il n’en faudrait pas plus pour présenter Getdown Services, somme des personnalités désopilantes de Josh Law et Ben Sadler, deux copains d’enfance ayant grandi dans le Somerset. “On essayait de se faire rire l’un l’autre en permanence”, se souvient le premier, dans un communiqué de presse. “Aujourd’hui, on reste ces gamins de douze ans qui s’encouragent mutuellement à faire des bêtises.” Le temps passé n’aura pas eu raison de leurs facéties. Désormais adultes (a priori), les deux Britanniques investissent les scènes affichant une complicité badine qui fédère un public en quête d’amusement, sortes de Laurel et Hardy des temps modernes (l’accoutrement en moins).
Three years after a debut album that was wildly promising and deliriously offbeat, Crisps, Getdown Services return with Massive Champion, a record more nuanced than the previous one. “An important objective for us on this album was to push our boundaries lyrically, aiming for more storytelling and emotion,” says Josh Law. Mischief, yes, but not at the expense of the point.
Introspection
From the opening, Getdown Services grant themselves an introspective look at childhood anxieties and the marks they can leave (Cha Cha Slide), invoking with banjo the West Country, the southwest region of England where they grew up far from London’s bustle.
“D’une certaine manière, on ne grandit jamais vraiment”, assures Josh Law. “Les émotions que l’on ressent enfant sont les mêmes que celles que l’on ressent adulte”.
Y compris la peur que la vie nous échappe sans prévenir. Alors l’angoisse de la mort, ils s’en amusent sur fond de guitares électriques pour tromper l’inquiétude (I Can’t Die Like That, Stop Living).
“Beaucoup de références sont tellement bizarres”
Mais à quoi bon continuer à se triturer l’esprit ou s’encombrer d’explorations superflues, quand on peut tout simplement chanter sur les probiotiques (Probiotic), sur ses chaussettes sur le radiateur (The Radiator), sur le refus catégorique d’adopter un mode de vie sain et de manger des lentilles (Lentils) ? Le tout en se gardant bien de choisir sa chapelle musicale, naviguant entre rock électrisant, electropop, couleurs funk ou presque R&B…
“On se demande souvent pourquoi les gens se sentent connectés à notre musique alors que beaucoup de références sont tellement bizarres, spécifiques et absurdes,” s’interroge Ben Sadler. “Le beau est toujours bizarre”, écrivait Baudelaire. Et toc.
Massive Champion (Breakfast Records). Sortie le 14 août.